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28 janvier 1840 – La Presse publie la première des quatre lettres d’impressions du voyage à Vienne. La première, sans titre, est daté : « Genève, 15 janvier » et signée *****. Elle sera reprise dans L’Artiste-Revue de Paris le 1er mars 1846 sous le titre : Sensations d’un voyageur enthousiaste, avec des titres de chapitres : I. Vieux moyens de locomotion, II. Besoin d’un chemin de fer, III. Paradoxe et vérité, signée Gérard de Nerval, puis dans La Silhouette le 7 janvier 1849, sous le titre : Al Kahira, Souvenirs d’Orient. Itinéraire de Paris à Trieste, dédié à Timothée O’Neddy, et enfin en 1851 dans l’Introduction au Voyage en Orient, chapitres I, Route de Genève  et II, L’Attaché d’ambassade.

Nerval a quitté Paris pour Vienne le 30 octobre 1839. Voyageant dans d’antiques voitures de poste, il arrive à Genève le 3 novembre après avoir fait étape à Châlons, Mâcon, Bourg-en-Bresse, Ferney. À la date du 15 janvier, qui est celle de l’envoi de l’article au journal, Nerval est déjà depuis deux mois à Vienne.

Voir la notice UN HIVER À VIENNE

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Genève, 15 janvier.

 

J’ignore si vous prendrez grand intérêt aux pérégrinations d’un touriste parti de Paris en plein hiver. C’est une assez triste litanie de mésaventures, c’est un bien pauvre feuilleton à faire, un feuilleton sans horizon, sans paysage, où il devient impossible d’utiliser les trois ou quatre vues de Suisse ou d’Italie qu’on a faites avant de partir, les rêveries mélancoliques sur la mer, la vague poésie des lacs, les études alpestres, et toute cette flore poétique des forêts sauvages et des jardins enchantés, qui donne au bourgeois de Paris tant de regrets amers de ne pouvoir aller plus loin que Montreuil ou Montmorency.

Aussi bien, la terre est partout revêtue de neige, et sur cette neige d’hier il pleut très fort aujourd’hui. Nous traversons Melun, Montereau, Joigny ; nous dînons à Auxerre ; tout cela n’a rien de fort piquant. Seulement, imaginez-vous l’imprudence d’un voyageur qui ne veut pas, par cette saison, passer deux nuits de suite en voiture, et qui, n’ayant nulle chaise de poste, s’abandonne à toutes les chances des diligences, plus ou moins pleines, qui pourront passer le lendemain ! Ce hardi compagnon laisse partir sans regret le Laffitte-et-Caillard rapide, qui l’avait amené à une table d’hôte assez bonne ; il sourit au malheur des autres convives, forcés de laisser la moitié du dîner, et trinque en paix avec les trois ou quatre habitués, pensionnaires de l’établissement, qui ont encore une heure à rester à table. Satisfait de son idée, il s’informe en outre des plaisirs de la ville, et finit par se laisser entraîner au début de M. Auguste dans Buridan, lequel s’effectue dans le chœur d’une ancienne église transformée en théâtre.

Le lendemain notre homme s’éveille à son heure ; il a dormi pour deux nuits ; de sorte que la Royale est déjà passée. Pourquoi ne pas reprendre Laffitte et Caillard, l’ayant pris la veille ? Il déjeune ; Laffitte passe et n’a de place que dans le cabriolet.

— Vous avez encore la Française, dit l’hôte, désireux de garder un voyageur agréable.

La Française arrive à quatre heures, remplie de compagnons tisseurs en voyage pour Lyon. C’est une voiture fort gaie ; elle chante et fume tout le long de la route ; mais elle porte déjà deux couches superposées de voyageurs.

Reste la Châlonnaise. — Qu’est-ce que cela ? — C’est la doyenne des voitures de France. Elle ne part qu’à cinq heures ; vous avez le temps de dîner. Ce raisonnement est séduisant ; je fais retenir ma place, et je m’assieds deux heures après dans le coupé, à côté du conducteur.

Cet homme est aimable ; il était de la table d’hôte et ne paraissait nullement pressé de partir. C’est qu’il connaissait trop sa voiture, lui !

— Conducteur, le pavé de la ville est bien mauvais ! — Oh ! monsieur, ne m’en parlez pas ! Ils sont un tas, dans le conseil municipal, qui n’y entendent pas plus… On leur a offert des chaussées anglaises, des polonceaux, des aigledons de pavés ; eh bien ! ils aiment mieux les cailloux, les moellons, tout ce qu’ils peuvent trouver pour faire sauter les voitures !

— Mais conducteur, nous voilà sur la terre et nous sautons presque autant. — Monsieur, je ne m’aperçois pas… C’est que le cheval est au trot. — Le cheval ? — Oui, oui, mais nous allons en prendre un autre pour la montée.

À cette délibération je frémis… Au fond, qu’est-ce que c’est donc que la Châlonnaise ? — Oh ! elle est bien connue ; c’est la première voiture de France. — La plus ancienne ? — Précisément.

Au relais suivant, je descendis pour examiner cette antiquité. Elle était digne de figurer dans un musée, auprès des fusils à rouet, des canons à pierre et des presses en bois : la Châlonnaise, prenez-y garde, est peut-être la seule voiture de France qui ne soit pas suspendue !

Alors vous comprenez le reste ; ne trouver de repos qu’en se suspendant momentanément aux lanières de l’impériale, prendre sans cheval une leçon de trot de trente-six heures, et finir par être déposé proprement sur le pavé de Châlons à deux heures du matin, par un des plus beaux orages de la saison.

Le bateau à vapeur part à cinq heures du matin. Fort bien. Aucune maison n’est ouverte. Est-il bien sûr que ce soit là Châlons-sur-Saône ?… Si c’était Châlons-sur-Marne !… Non, c’est bien là le port de Châlons-sur-Saône, avec ses marches en cailloux, où l’on glisse agréablement vers le fleuve ; les deux bateaux rivaux reposent encore côte à côte, en attendant qu’ils luttent de vitesse ; il y en a un qui est parvenu à couler bas son adversaire, tout récemment. Nous demandons qu’il passe à l’état de vaisseau de guerre, et qu’on l’envoie en Orient.

Déjà le pyroscaphe se remplit de gros marchands, d’Anglais, de commis-voyageurs et des joyeux ouvriers de la Française. Tout cela descend vers la seconde ville de France ; mais moi, je m’arrête à Mâcon. Mâcon ! c’est devant cette ville même que je passais il y a trois ans, dans une saison plus heureuse ; je descendais vers l’Italie, et les jeunes filles en costume presque suisse, qui venaient offrir sur le pont des grappes de raisins monstrueux, étaient les premières jolies filles du peuple que j’eusse vues depuis Paris. En effet, le Parisien n’a point d’idée de la beauté des paysannes et des ouvrières telles qu’on peut les voir dans les villes du Midi. Mâcon est une ville à demi suisse, à demi méridionale, fort laide, d’ailleurs.

On m’a montré la maison de M. de Lamartine, grande et triste ; il existe une jolie église sur la hauteur. Un regard de soleil est venu animer un instant les toits plats, aux tuiles arrondies, et détacher le long des murs quelques feuilles de vigne jaunies ; la promenade aux arbres effeuillés souriait encore sous ce rayon.

La voiture de Bourg part à deux heures ; on a visité tous les recoins de Mâcon ; on roule bientôt doucement dans ces monotones campagnes de la Bresse, si riantes en été ; puis on arrive vers huit heures à Bourg.

Bourg mériterait d’être plutôt remarqué pour son église, qui est de la plus charmante architecture byzantine, si j’ai bien pu distinguer dans la nuit, ou bien peut-être de ce style quasi-renaissance qu’on admire à Saint-Eustache. On voudra bien excuser un voyageur, encore brisé par la Châlonnaise, de n’avoir pu éclaircir ce doute en pleine obscurité.

Il est bon de convenir aujourd’hui que l’Europe est parfaitement connue à tout le monde ; un voyageur ne peut donc faire tout au plus que le feuilleton de sa route, la chronique de ses aventures, et au besoin transcrire la carte de son dîner, comme faisait Louis XVIII, dans le plus intéressant itinéraire qu’on ait jamais donné. Par exemple, n’est-il pas intéressant de savoir qu’à Genève, il est fort difficile d’avoir des truites ; et que ces poissons sont aussi rares dans le Léman que les huîtres à Ostende et les carpes dans le Rhin ? L’an dernier, je m’émerveillais, à une table d’hôtes de Manheim, de ne jamais manger de carpe, l’aimant beaucoup. (Il faut ajouter encore que je n’ai jamais pu obtenir de cidre à Rouen, ni de pâté de foies à Strasbourg, sous prétexte que ce n’était pas la saison.) — Monsieur, me répondit un Allemand de cette bonne ville de Manheim ; croyez-vous que l’on pêche comme cela les carpes dans le Rhin ? — On m’a montré, répondis-je froidement, chez Corcelet et chez Chevet, quelques-uns de ces animaux qui avaient la prétention d’y avoir séjourné. — Je ne dis pas, Monsieur, observa l’Allemand, qu’il n’y ait pas de carpes dans le Rhin… — Dites-le, si vous voulez, Monsieur ; à Paris, nous appellerions cela un paradoxe ; mais ici, cela peut être parfaitement vrai.

Monsieur, dit l’Allemand, les carpes du Rhin sont fort belles ; c’est un régal de têtes couronnées. On en sait le compte, et les pêcheurs du Rhin, qui forment une corporation, se les sont partagées depuis longtemps. Ils les connaissent ; et quand un pêcheur en rencontre une, il dit : Tiens, c’est la carpe d’un tel ; et il la remet honnêtement dans l’eau.

Je pense qu’il en est de même des truites du Léman. Du reste, la cuisine est assez bonne à Genève, et la société fort agréable. Tout le monde parle parfaitement français, mais avec une espèce d’accent qui rappelle un peu la prononciation de Marseille. Les femmes sont en général fort jolies, et ont toutes un type de physionomie qui permettrait de les distinguer parmi d’autres. Elles ont en général les cheveux noirs ou châtains, mais leur carnation est d’une blancheur et d’une finesse éclatantes ; leurs traits sont réguliers, leurs joues colorées, leurs yeux beaux et calmes. Il m’a semblé voir que les plus belles étaient celles d’un certain âge, ou plutôt d’un âge certain. Alors les bras et les épaules sont admirables, mais la taille un peu forte. Ce sont des femmes dans les idées de Sainte-Beuve, des beautés lakistes ; et si elles ont des bas bleus, il doit y avoir de fort belles jambes dedans.

Vous ne m’avez pas encore demandé où je vais : le sais-je moi-même ? Je vais tâcher de voir des pays que je n’aie pas vus ; et puis, dans cette saison, l’on n’a guère le choix des routes ; il faut prendre celle que la neige, l’inondation ou les voleurs n’ont pas envahie. (Vous ne croyez pas aux voleurs, ni moi non plus ; je n’en ai jamais vu et j’en ai souvent inventé.) Hé bien ! il se trouve ici des gens qui y croient ; et les journaux nous assurent que la Bavière en est infestée. Quant aux neiges, on nous en fait de terribles récits. Tantôt c’est un guide qui disparaît aux yeux de son voyageur comme un démon sous une trappe ; ailleurs une diligence, qui reste dix-sept jours engloutie, les voyageurs sont obligés de se nourrir des chevaux ; plus loin un Anglais, qui allait chercher le printemps en Italie, se perd dans les neiges et n’est sauvé par aucun chien du Mont-St-Bernard, attendu que le théâtre de l’Ambigu a négligé de les renvoyer à leur poste. Mais les récits d’inondation sont plus terribles encore. On vient de nous en faire un dont les circonstances sont si bizarres, que je ne puis résister à l’envie de vous l’envoyer.

Un courrier chargé de dépêches a passé ces jours derniers la frontière, se rendant en Italie. C’était un simple attaché ; très flatté de rouler aux frais de l’état, dans une belle chaise de poste neuve, bien garnie d’effets et d’argent ; en un mot, un jeune homme en belle position : son domestique par-derrière, très enveloppé de manteaux.

C’était le soir, la route se trouvait en plusieurs endroits traversée par les eaux ; il se présente un torrent plus rapide que les autres ; le postillon espère le franchir de même ; pas du tout, voilà l’eau qui emporte la voiture, et les chevaux sont à la nage. Le postillon ne perd pas la tête, il parvient à décrocher son attelage, et l’on ne le revoit plus.

Le domestique se jette à bas de son siège, fait deux brasses et gagne le bord. Pendant ce temps, la chaise de poste, toute neuve comme nous avons dit, et bien fermée, descendait tranquillement le fleuve en question. Cependant, que faisait l’attaché ?… Cet heureux garçon dormait.

On comprend toutefois qu’il s’était réveillé dès les premières secousses. Envisageant la question de sang-froid, il jugea que sa voiture ne pouvait flotter longtemps ainsi, se hâta de quitter ses habits, baissa la glace de la portière, où l’eau n’arrivait pas encore, prit ses dépêches dans ses dents, et, d’une taille fluette, parvint à s’élancer dehors.

Pendant qu’il nageait bravement, son domestique était allé chercher du secours au loin. De telle sorte qu’en arrivant au rivage notre envoyé diplomatique se trouva seul et nu sur la terre comme le premier homme. Quant à sa voiture, elle voguait déjà fort loin.

En faisant quelques pas, le jeune homme aperçut heureusement une chaumière savoyarde, et se hâta d’aller demander asile. Il n’y avait dans cette maison que deux femmes, la tante et la nièce. Vous pouvez juger des cris et des signes de croix qu’elles firent en voyant venir à elles un monsieur déguisé en modèle d’académie.

L’attaché parvint à leur faire comprendre la cause de sa mésaventure, et voyant un fagot près du foyer, dit à la tante qu’elle le jetât au feu, et qu’on la paierait bien ; mais, dit la tante, puisque vous êtes tout nu, vous n’avez pas d’argent. Ce raisonnement était incontestable. Heureusement le domestique arriva dans la maison, et cela changea la face des choses. Le fagot fut allumé, l’attaché s’enveloppa dans une couverture, et tint conseil avec son domestique.

La contrée n’offrait nulles ressources : cette maison était la seule à deux lieues à la ronde ; il fallait donc repasser la frontière pour chercher des secours et de l’argent. — As-tu de l’argent ? dit l’attaché à son Frontin.

Ce dernier fouilla dans ses poches et, comme le valet d’Alceste, il n’en put guère tirer qu’un jeu de cartes, une ficelle, un bouton et quelques gros sous, le tout fort mouillé. — Monsieur ! dit-il, une idée ! Je me mettrai dans votre couverture, et vous prendrez ma culotte et mon habit. En marchant bien, vous serez dans quatre heures à A…, et vous y trouverez ce bon général T… qui nous faisait tant de fête à notre passage. 

L’attaché frémit de cette proposition ; endosser une livrée, passer le pantalon d’un domestique, et se présenter aux habitants d’A…, au commandant de la place et à son épouse ! Il avait trop vu Ruy-Blas pour admettre ce moyen. – Ma bonne femme, dit-il à son hôtesse, je vais me mettre dans votre lit, et j’attendrai le retour de mon domestique que j’envoie à la ville d’A… pour chercher de l’argent. 

La Savoyarde n’avait pas trop de confiance ; en outre elle et sa nièce couchaient dans ce lit, et n’en avaient pas d’autre ; cependant la diplomatie de notre envoyé finit par triompher de ce dernier obstacle. Le domestique partit, et le maître reprit comme il put son sommeil d’une heure avant, si fâcheusement troublé.

Au point du jour, il s’éveilla au bruit qui se faisait à la porte. C’était son valet suivi de sept lanciers. Le général n’avait pas cru pouvoir faire moins pour son jeune ami ; par exemple, il n’envoyait aucun argent.

L’attaché sauta au bas de son lit. — « Que diable le général veut-il que je fasse de sept lanciers ? Il ne s’agit pas de conquérir la Savoie ! — Mais, monsieur, dit le domestique, c’est pour retirer la voiture. — Et où est-elle la voiture ?... On se répandit dans le pays ; le torrent coulait toujours avec majesté mais la voiture n’avait laissé nulle trace. Les Savoyardes recommencèrent à s’inquiéter. Heureusement notre jeune diplomate ne manquait pas d’expédients ; ses dépêches à la main, il convainquit les lanciers de l’importance qu’il y avait à ce qu’il ne perdît pas une heure, et l’un de ces militaires consentit à lui prêter son uniforme et à rester à sa place dans le lit, ou bien devant le feu, roulé dans la couverture, à son choix.

Voilà donc l’attaché qui repart enfin pour A…, laissant un lancier en gage chez les Savoyardes (Nous espérons qu’il n’en est rien résulté qui soit propre à troubler l’harmonie entre les deux gouvernemens). Arrivé dans la ville, il s’en va trouver le commandant qui avait peine à le reconnaître sous son uniforme : — Mais, général, je vous avais prié de m’envoyer des habits et de l’argent…

— Votre voiture est donc perdue ? dit le général.

— Mais, jusqu’à présent, on n’en a pas de nouvelles ; lorsque vous m’aurez donné de l’argent, il est probable que je pourrai la faire retirer de l’eau par des gens du pays.

— Pourquoi employer des gens du pays, puisque nous avons des lanciers qui ne coûtent rien !

— Mais général, on ne peut pas tout faire avec des lanciers ! Quand vous m’aurez prêté quelque autre habit…

— Vous pouvez garder celui-ci ; nous en avons encore en magasin.

— Eh bien, avec les fonds que vous pouvez m’avancer, je vais me transporter sur les lieux…

— Pardon, mon cher ami, je n’ai pas de fonds disponibles ; mais tout les secours que l’autorité militaire peut mettre à votre disposition…

— Pour Dieu, général, ne parlez plus de vos lanciers ! Je vais tâcher de trouver de l’argent dans la ville, et je n’en suis pas moins votre obligé, du reste.

— Tout à votre service, mon cher ami. 

L’attaché n’inspira pas grande confiance au maire et au notaire de la ville, surtout sous l’habit qu’il portait. Il fut contraint d’aller jusqu’à la sous-préfecture la plus voisine où après bien des pourparlers, il obtint ce qu’il lui fallait. La voiture fut retirée toute brisée, le lancier fut dégagé, les Savoyardes bien payées de leur hospitalité, et notre diplomate repartit par le courrier de T...

Je lui souhaite d’avoir rencontré une voiture meilleure que celle qui m’a transportée [sic] à Ferney. Ensuite il y a eu deux jours de perdus pour les dépêches et qui sait combien de complications cela a pu amener dans une question quelconque.

Pour moi, ces malheurs m’épouvantent ; pourquoi n’attendrais-je pas le printemps dans cette bonne ville de Genève, où les femmes sont si jolies, la cuisine passable, le vin, notre vin de France, et qui ne manque, hélas ! que d’huîtres fraîches, et de carpes du Léman !

Si je change de résolution, je vous l’écrirai.

 

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